L’Auvergne :
En partant de la Creuse qui est en hauteur, je descend vite dans le creux de l’Allier, à Montluçon. Les 30 kms de descentes avec le vent dans le dos me permettent d’arriver dans la vallée avec de l’avance. Cette avance je la perdrai le lendemain en abordant les premiers « vrais » reliefs. Sur la carte, les gorges de la Sioule promettent un beau paysage, je décide d’y descendre pour rejoindre la ville. A’ la sortie, erreur ! la route qui longe la rivière est barrée et je dois tout remonter. A bout de souffle dans cette côte, de belles Pulmonaires, elles ont des feuilles aux motifs alvéolés rappelant des poumons.

Pulmonaires aux environ de Parma en Italie


Les Pulmonaires me redonnent un second souffle pour arriver le soir au pied des Monts du Forez. Là, j’y rencontre un éleveur de vaches laitières qui fini sa traite. Nous nous mettons d’accord pour que je campe dans un de ses champs, et que l’on discute des plantes spontanées de ses parcelles le lendemain matin.

Interview de Monsieur Valette et son fils (a retrouver dans les témoignages en France)


En quittant Monsieur Valette et son fils, Fanch et moi nous repartons pour la Ferme du pot commun 800 m plus haut en altitude. Là-bas Mélanie et Charlie m’accueillent avec leurs deux enfants. J’y découvre les magnifiques constructions de Charlie. A la ferme, ils essayent de vivre le plus possible en autonomie et font leurs œufs, volaille, bière et bois, beaucoup de bois. Il en faut pour chauffer les plus que 2 familles de la ferme. Une originale cuisinière/chaudière à bois s’en charge en chauffant aussi l’eau des radiateurs. C’est à côté de cette cuisinière que Mélanie prépare aujourd’hui des gelées de Gentiane bien amère ! Elle cueille les plantes de sa montagne dans la démarche du syndicat des SIMPLES, tout à la main et le plus loin possible de toute source de pollution. Nous discutons de la question de la gestion des ‘Communs’ (ici les populations de végétaux cueillis sur des terrains accessibles à tout le monde) et des moyens qu’on de plus grosses structures qui peuvent financer des études et se coordonner plus facilement… Avant de partir, ils m’indiquent une autre ferme à 20 km de la dans la vallée ; à Amber.

A l’entrée d’Amber se trouve une ferme collective en remaniement. J’y arrive un jeudi soir et le vendredi ils tuent les deux cochons engraissés à la patate et au petit lait depuis 6 mois. Je ne peux pas manquer ça et finalement met la main à la pâte… ou à la chaire. Trois jours plus tard, j’en repart chargé de cochonnaille, yaourt pain et souvenir. C’est victuailles ne vont pas me faciliter la tâche de grimper sur la Haute-Loire et ses terres perchées à 1000 m environ. Passer la ligne de partage des eaux Atlantique / Méditerranée, la végétation et le paysage changent d’un coup. Les Monts d’Ardèche descendent à pique vers des rivières. Non loin du Mont Mézenc j’atterris à la coopérative agricole Longo maï d’Ardèche. Leur gagne-pain c’est le bois, extrait des forets escarpées au cheval de trait ! Paysans-forestiers, ils accueillent beaucoup de monde à la belle saison qu’ils nourrissent quasi en autonomie. Nous discutons donc « mauvaises herbes » de leurs cultures.


Paco de la coopérative longo mai ; paysans-Forestiers dans les montagnes d’Ardèche :

De l’autre côté du Rhône :


Le temps est ensoleillé pour descendre du Massif central. A présent, je suivrai les vallées pour traverser les montages jusqu’en Italie !
Ce soir je m’arrête chez une amie, Laura à Francillon-Sur Roubion. Un village où il fait bon vivre au soleil, non loin de la foret de Saou. Laura commence à cultiver des plantes aromatiques et médicinales pour compléter ses cueillettes.


Laura, cueilleuse et productrice de plantes aromatiques et médicinales en Provence :


La route pour Gap se passe bien jusqu’au soir ou on me vole mon appareil photo, c’est pour cela que vous n’avez pas de photos, désolé.
La route pour Barcelonnette grimpe doucement et le soleil cogne fort.
Le relief est impressionnant, les roches des montagnes déteignes sur le sol des champs qui porte autour une végétation pareillement contrastée.

Là haut en Provence ; à Barcelonnette :


Le dimanche soir, arrivé à Barcelonnette. Une voiture électrique s’arrête devant moi, en sort un homme qui dit m’avoir croisé plusieurs fois sur la route de Gap, il m’invite chez lui pour la soirée.
Il est directeur d’un hôpital en Papouasie Nouvelle Guinée et nous discuterons avec sa compagne du Coronavirus qui sévi en Italie et de maladies en tout genre comme le paludisme. Pour lui, je n’aurai pas de raison de m’en inquiéter. Par contre le paludisme fait énormément de mort et j’aurais tort de ne pas m’en protéger.
Elle, employée à la mairie de Barcelonnette, nous raconte la fois, très médiatisée, ou un pilote suicidaire avait fait cracher son avion dans une vallée voisine. Ce jour-là, quasi seul à la mairie elle a dû répondre toute la journée aux journalistes qui voulaient en savoir plus sur ce crache.
Ce samedi après-midi, je profite du soleil et des paysages des montages de Provence. A un carrefour, Willy et Sylvie discutent  sur leurs vélos. Willy profite du beau temps et de l’absence de neige pour dégager des troncs en travers des pistes de VTT. Et Sylvie revient d’un col avec son tricycle couché et électrique.


Photo de Willy et Sylvie

Derrière nous, des touristes pressés nous klaxonne. C’est amusant comme les gens peuvent être pressés en vacances. Comme si la rentabilité au travail devait s’appliquer au temps libre… Drôle de manière de « profiter » de leur temps.

Cette après-midi, j’en profite pour me balader dans le coin et rencontrer deux éleveurs.

Julien, éleveur de vache à viande et pisteur secouriste à Enchastrayes dans les montagnes de Provence :

M. Demoulin éleveur de brebis à Jausiers dans les montagnes de Provence :

Passage en Italie

Je repars vite pour l’Italie car 24 h après mon passage il prévoient -14°C… la haut. Rendez vous bientôt dans le Piedmont.